Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 20:32
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P.
Par Pauline
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 12:19
Donne moi la main
de Pascal-Alex Vincent.

Quentin et Antoine sont jumeaux. C'est difficil de les reconnaitre, au début. Ils font tout ensemble. Se ressemble tellement qu'ils ne peuvent exister. Alors, ils se battent, se disputent, parfois avec une violence étonnante.
On arrive dans leur(s) vie(s) au moment où ils se rendent à l'enterrement de leur mère, qu'ils n'ont jamais connu, en Espagne. Et c'est ce voyage qui est le coeur du film. La matière du film vient de là.
Le réalisateur filme avec un élan étonnant les deux jumeaux. Quand ils présentent le film, le réalisateur précise que ces deux garçons ne sont pas comédiens. Et oui, des fois la diction fait défaut, mais on s'en fiche. Ce qui importe dans ce film ce sont les corps. Les corps et la nature.
Le réalisateur le dit, ce n'est pas un film à évenements, il ne s'agit pas ici d'être efficace, mais d'installer une atmosphère, de dérouter le spectateur, d'être proche de la nature.
La grande beauté des deux jumeaux, les paysages idylliques, la chanson de Colette Magny, les plans magnifiques donnent au film un caractère hypnotique au film.
Pourtant à en croire le réalisateur*, ce film n'avait rien pour être aussi réussi. Une suite de hasards et d'aventures.
La rencontre des jumeaux (qui ont aussi fait office de régisseurs et de cuisiniers à cause du budget sérré). La chanson de Colette Magny qui re-fait irruption dans la vie du cinéaste, Katrin Sass qui accepte de venir tourner une scène, l'obligation de tourner en lumière naturelle.
Un film devant lequel on oublie tout, ou presque. On est subjugué, complétement happé par ces images, ces corps, ces visages.
Mais ce film est aussi porteur de l'idée que des fois, il faut faire confiance au hasard, à l'instant présent, aux forces des gens autour. L'éfficacité narrative immédiate n'est pas la seule solution.


* Merci au Cinéma Lux de permettrre ce genre de rencontre.
Par Pauline
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 21:21

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Par Pauline
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 09:57
J'écoutais l'album de Dionysos, et ses chansons oniriques, évoquant un univers particulier, je trouvais cela évocateur, inspirant. Et puis je venais aussi d'écouter un interview de Jacques Audiard, ou il parlait d'un fondu au noir particulier, "la mano negra" mais vous pourrez le constater, n'est pas Audiard qui veut, chez moi le trucage est voyant, il y a du progrès à faire...
Par Pauline
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 20:29
Amavada

Un jour, des gens ont une idée : envoyer une sonde (appelez-la musteigne) dans tout l'espace afin de convier tous les "extraterrestres" a une grande exposition universelle. Présenter sa planète de manière protocolaire (ou pas, surprise !!), c'est le programme !!!
Et pour organiser cela, il faut des gens, et bien ce sera des lycéens, environ 150, invités à créer une planète, un peuple, une histoire, une présentation pour l'exposition universelle.
Mais ils doivent aussi monter un opéra, qui racontera le XXIème siècle des terriens.
Détails et ébauche de création sur le site.


Vincent Delerm

Vous connaissez sûrement ce jeune chanteur français, doué, mélodiste, parolier, et garçon malin.
En effet, quand Vincent Delerm est amoureux d'une fille il lui dit : "il y a un temps pour tout" ou encore "tes parents sont un tout petit peu chiants, mais je suis prêt a tout accepter".
D'autres aurait construit des châteaux, y aurait des perles de pluies, ou se seraient sentis glacés dans un lit de hasard
Mais Delerm est un malin, un amoureux timide, un garçon discret et drôle, cultivé et humble,  beau et virtuose.
Il décrit le quotidien, le quotidien amoureux, le quotidien d'une amitié, le quotidien de la société, le quotidien d'un lecteur, le quotidien d'un cinéphile. Et n'est ce pas du quotidien que naissent les sentiments ? Les vrais, ceux qui durent, et qui vous aident à aimer vous lever. Tout le génial de Delerm est ici : il fait jaillir le profond, le subtil, le sentimental, l'émouvant, l'amoureux, l'essentiel, il fait jaillir l'écume des choses* de  l'apparemment futile et éphémère.
Accusé de "name-dropping", de trop référencer ses chansons, je m'auto-proclamme avocate ! En effet, il a l'honnèteté d'emprunter sans prétendre que c'est à lui, l'humilité et la loyauté de considérer les travaux des artistes qui sont passés avant lui. Mais cette fameuse écume de viendrait-elle pas justement des oeuvres d'art que nous avons cotoyés, passionnement aimé ou profondemment detesté ? La culture et le savoir accumulés à l'école ou ailleuirs est l'essence même de la vie. Cela permet d'être un citoyen averti, un Homme qui sait d'ou il vient, cela permet de ressentir des choses uniques (rien d'autre qu'un Truffaut ne vous offrira l'émotion d'un Truffaut). Et Delerm a compris ça.

Le théâtre des Furies

Je viens de découvrir cette compagnie (et j'en ai raté des choses) et quel bonheur...
Rapidement, c'est une compagnie crée par trois comédiens :deux frères (David et Stéphane Fauvel) et une fille (Fabienne Guérif), qui a changé de nom depuis sa création (anciennement Compagnie du Globe).
Ils font un théâtre d'acteurs, d'instincts, de corps, de moments présents, un théâtre rock'n'roll, respectueux et hard, humble et gonflé.
Leur dernière pièce Shakespeare De Fracas et De Furie (Desdémone et Ophélie), est une adaptation du, vous l'aurez deviné, grand William.
Mais voilà, pour un metteur en scène du XXIème siècle, ancien musicien de rock, fan de Nirvana et Fellini, Shakespeare, c'est poussiéreux, plein de côté politique qui ne lui parle plus. Et en même temps, on sent une sincère admiration, une admiration de gosse, impréssionnés par un tel génie, ils n'ont aucun remord à triturer (c'est leur terme) le texte, a ne prendre ce qui les interresse. Ils ne sont pas prétentieux, ils ne veulent pas monter un Shakespeare de plus, en faisant quelque chose d'exceptionnel, un nouveau to be or no to be, ils prennent ce qui les interresse, ont envie de dire quelque chose, et se servent de Shakespeare, jouent avec lui, sans prétendre réussir a capter tout son génie, sans prétendre réinventer le monologue d'Hamlet.
Et en plus c'est beau, c'est rock, le spectateur s'en prend dans la figure, c'est intense. Et ces comédiens. Magnifiques.
Merci au théâtre des Furies pour ce Shakespeare de moins (selon les dires du metteur en scène)



*Merci à François de m'avoir soufflé cette jolie expression



Par Pauline
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